Le 21 mars, la campagne électorale pour la présidentielle au Congo-Brazzaville a officiellement débuté. Le président sortant Denis Sassou Nguesso, au pouvoir depuis 1979, est le grand favori de ce scrutin.
Âgé de 77 ans, Sassou Nguesso brigue un cinquième mandat consécutif. Il est soutenu par le Parti congolais du travail (PCT), dont il est le président. Ses principaux adversaires sont Mathias Dzon, ancien ministre des Finances, et Guy-Brice Parfait Kolélas, leader de l’opposition.
Cependant, l’opposition dénonce des irrégularités dans le processus électoral. Elle accuse le pouvoir en place de favoriser le président sortant et de limiter l’accès aux médias d’État pour les autres candidats.
Malgré ces critiques, Sassou Nguesso reste populaire auprès d’une partie de la population, notamment dans les régions du nord du pays. Son bilan économique est également considéré comme positif par certains observateurs.
La campagne électorale se déroule dans un climat tendu, avec des manifestations et des heurts entre partisans des différents camps. Les autorités ont renforcé les mesures de sécurité pour prévenir tout débordement.
Les résultats du scrutin sont attendus dans les jours suivant le 21 mars. Si aucun candidat n’obtient la majorité absolue, un second tour sera organisé.
La communauté internationale suit de près cette élection, qui pourrait avoir des répercussions sur la stabilité de la région des Grands Lacs.