La Fédération congolaise de football a publié un communiqué officiel exprimant sa vive préoccupation après l’interpellation matinale de deux de ses cadres dirigeants. Cette intervention policière, survenue aux premières heures du 27 février, a créé un choc au sein de l’institution sportive.
D’après les informations relayées par la Fécofoot, Badji Mombo Wantété, secrétaire général, et Raoul Kanda, responsable du département financier, ont été interpellés à leur domicile respectif vers 5 heures du matin. Le Comité exécutif a qualifié cette opération de « disproportionnée », mettant en avant l’heure matinale et la méthode employée qui ont généré un climat de tension inutile.
Des interpellations matinales jugées excessives
Le communiqué de la Fécofoot souligne les conditions particulières de ces arrestations. L’intervention policière à l’aube, alors que les personnes concernées se trouvaient chez elles, est présentée comme une mesure excessive par les responsables du football congolais. Cette action a surpris non seulement les intéressés, mais également l’ensemble de la communauté sportive.
Le Comité exécutif s’interroge sur les motivations réelles de ces interpellations et demande des explications claires aux autorités compétentes. La Fédération souhaite comprendre les raisons qui ont conduit à cette intervention musclée, particulièrement à une heure où les personnes arrêtées se trouvaient dans leur sphère privée.
Appel à la transparence et au respect des procédures
Face à cette situation, la Fédération congolaise de football a demandé des clarifications officielles. Le Comité exécutif souhaite connaître les motifs exacts de ces arrestations et espère que la procédure judiciaire sera transparente et respectueuse des droits des personnes concernées.
Cet incident survient dans un contexte où les institutions sportives congolaises cherchent à renforcer leur gouvernance et leur transparence. L’interpellation de responsables aussi importants au sein de la Fécofoot soulève inévitablement des questions sur les relations entre le monde du sport et les autorités judiciaires ou administratives.
La Fédération attend désormais des réponses concrètes de la part des autorités compétentes et espère que cette affaire sera traitée avec la célérité et le sérieux qu’elle mérite, afin de préserver l’intégrité de ses institutions et la confiance des acteurs du football congolais.