Brazzaville, le 20 juin 2026 – Le ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Éducation civique, Hugues Ngouelondélé, a livré un diagnostic sans concession de la situation sportive nationale lors du Conseil des ministres du 18 juin. Cinq défis majeurs ont été mis en évidence pour expliquer les difficultés actuelles du sport congolais.
Le premier défi concerne la gouvernance des fédérations sportives. Le ministre a pointé du doigt certaines structures défaillantes, notamment la Fédération congolaise de football (Fecofoot) et la Fédération congolaise de handball (Fecohand), dont les dysfonctionnements internes nuisent au développement de leurs disciplines respectives.
Le deuxième défi est celui de la formation des athlètes. Hugues Ngouelondélé a rappelé que les succès passés, comme la victoire à la CAN juniors en 2007 ou les médailles aux Jeux africains de 2015, étaient le fruit d’un travail patient. Il s’est toutefois réjoui des progrès observés au sein de l’académie de football Alima d’Oyo, qui laisse entrevoir de futurs talents.
Le troisième défi porte sur la participation aux compétitions internationales. Pour hisser les équipes nationales à un niveau honorable, le ministre insiste sur la nécessité de fournir des ressources logistiques adéquates et d’optimiser la préparation des athlètes.
Le quatrième défi est lié à l’état déplorable des infrastructures sportives. À l’exception du stade de la Concorde de Kintélé, récemment réhabilité, de nombreux équipements restent dégradés, freinant la pratique du sport de haut niveau comme celle de proximité.
Enfin, le cinquième défi est le financement. Le Conseil des ministres a plaidé pour un renforcement de l’implication du secteur privé afin de soutenir les investissements et les initiatives sportives, seul moyen selon eux d’assurer un développement durable.
