Brazzaville, 25 juin 2026 – Dans un contexte économique tendu, l’Agence foncière pour l’aménagement des terrains (Afat) tire la sonnette d’alarme. Sa directrice générale, Chardelle Nguesso Ayessa, a sollicité ce mercredi un appui financier accru de l’État, estimant que les ressources actuelles entravent gravement l’accomplissement de ses missions stratégiques.
Recevant la visite du ministre des Affaires foncières et du Domaine public, Jean-Marc Thystère-Tchicaya, elle a dressé un état des lieux sans concession : absence de capital social, suspension des dotations d’investissement annuelles, et incapacité de mener à bien les projets d’aménagement, de lutte contre les inondations et l’érosion, ou encore de construction de logements sociaux. « Sans moyens adéquats, nous ne pouvons répondre aux attentes des populations », a-t-elle souligné, rappelant que l’Afat survit grâce aux partenariats public-privé et aux ventes sur plan.
Le ministre a pris acte des doléances et promis de les porter au plus haut niveau. Il a également salué l’engagement des équipes, avant de parcourir les locaux pour mesurer les conditions de travail. Cette descente s’inscrit dans la volonté du gouvernement de suivre au plus près les structures sous tutelle, conformément aux orientations données en mai dernier.
