Les autorités congolaises ont interpellé deux individus originaires de la République démocratique du Congo (RDC), soupçonnés de braconnage dans la réserve naturelle de Lesio-Luna, située dans le département de Djoué-Léfini, à environ 140 km au nord de Brazzaville. Présentés au procureur de la République le 9 juin dernier, ils ont été placés en détention provisoire en attendant leur procès.
Soixante morceaux de viande d’hippopotame découverts
Les deux hommes, âgés de plus de 50 ans, ont été appréhendés par les éco-gardes de la réserve alors qu’ils transportaient soixante morceaux de viande boucanée d’hippopotame. L’hippopotame fait partie des espèces intégralement protégées par la loi congolaise. Les suspects ont été remis aux agents des Eaux et Forêts, avec l’appui technique du Projet d’appui à l’Application de la Loi sur la Faune sauvage (Palf), avant d’être transférés à Brazzaville pour la suite de la procédure judiciaire.
Des peines sévères pour dissuader le trafic
La loi n°37-2008 sur la faune et les aires protégées prévoit des sanctions allant jusqu’à cinq ans d’emprisonnement ferme et une amende maximale de cinq millions de francs CFA pour la détention d’espèces intégralement protégées. L’article 27 de cette loi interdit strictement « l’importation, l’exportation, la détention et le transit sur le territoire national des espèces intégralement protégées, ainsi que de leurs trophées », sauf dérogation spéciale à des fins scientifiques.
Cette affaire illustre la détermination des autorités congolaises à lutter contre le braconnage, qui menace la biodiversité. Les acteurs de la conservation ne cessent d’alerter sur l’extinction progressive des espèces sauvages due au trafic illégal. Le Congo entend rester vigilant et appliquer la loi avec rigueur pour protéger son patrimoine naturel.
