Brazzaville, 13 juin 2026 – La Banque de développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC), basée à Brazzaville, vient de franchir une étape stratégique dans le financement des projets de la sous-région. Son Conseil d’administration a donné son feu vert, le 12 juin, à une nouvelle ligne de crédit de 30 millions d’euros, soit près de 20 milliards de francs CFA, octroyée par la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA).
Ce financement, qui intervient dans un contexte de mobilisation accrue des ressources, traduit la confiance renouvelée des partenaires internationaux envers la BDEAC et sa stratégie « Azobé », le plan stratégique 2023-2027. La ligne de crédit permettra de soutenir des projets structurants dans les pays membres de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), avec un impact direct attendu sur le développement économique et social.
Lors de la session tenue en visioconférence, les administrateurs ont souligné l’importance de diversifier les sources de financement. Au-delà des partenariats historiques, la Banque se prépare à accéder aux marchés internationaux de capitaux, une démarche qui renforcera sa capacité d’intervention au service des États de la région.
Le président de la BDEAC, Dieudonné Evou Mekou, a rappelé les efforts engagés pour consolider les capacités financières de l’institution. « Cette nouvelle ligne de crédit est un signal fort de la solidité de notre relation avec la BADEA et de la pertinence de notre plan Azobé », a-t-il déclaré, selon un communiqué de la banque.
Le ministre des Finances et du Budget de la République centrafricaine, Hervé Ndoba, qui préside le Conseil d’administration, a pour sa part salué l’hospitalité du Congo, pays hôte du siège de la BDEAC depuis sa création. Un rappel bienvenu du rôle central que joue Brazzaville comme plateforme financière régionale.
Avec ce nouveau financement, la BDEAC compte accélérer la réalisation de projets prioritaires dans des secteurs clés – infrastructures, agriculture, énergie – contribuant ainsi à la transformation des économies de l’Afrique centrale.
