Les députés et sénateurs congolais ont entériné, le 23 juillet 2026, la loi de finances rectificative pour l’année en cours. Ce texte, adopté en procédure accélérée, révise les prévisions budgétaires initiales avec des recettes portées à 2 778,016 milliards de francs CFA et des dépenses limitées à 2 561,069 milliards, soit un excédent de 216,947 milliards.
« Ce budget rectificatif est le fruit d’une conjoncture favorable et de la discipline fiscale », a déclaré le ministre des Finances lors des débats. La hausse des recettes s’appuie principalement sur l’amélioration des cours du pétrole, qui représentent encore une part importante des revenus de l’État, ainsi que sur l’élargissement de l’assiette fiscale grâce à la digitalisation des services douaniers et fiscaux.
Du côté des dépenses, l’augmentation concerne en priorité les investissements dans les infrastructures routières et énergétiques, ainsi que le renforcement des filets sociaux pour les populations vulnérables. Le gouvernement s’est engagé à maintenir le cap de la rigueur budgétaire tout en stimulant la croissance non pétrolière.
Cette adoption intervient dans un contexte où le Congo poursuit son programme avec le FMI, visant à assainir les finances publiques et à promouvoir une gestion transparente des ressources. Les deux chambres du Parlement ont salué l’effort de maîtrise des équilibres macroéconomiques.
