Le 16 juillet, le gouvernement congolais et l’Union européenne ont franchi une nouvelle étape dans leur coopération en faveur du développement durable. Anne Marchal, ambassadrice de l’UE au Congo, s’est entretenue avec le ministre d’État Pierre Mabiala, chargé de la Fonction publique, du travail et du Dialogue social. Les échanges, qualifiés de fructueux, ont porté sur des sujets stratégiques pour la modernisation du pays.
Parmi les dossiers clés abordés figure le financement de la fonction publique, l’UE étant un partenaire de longue date et un donateur de premier plan. « La question du financement de la fonction publique est cruciale », a souligné la diplomate, rappelant l’implication européenne dans la transformation numérique et la formation de fonctionnaires spécialisés.
La réforme du Code du travail, vieux de plus de cinquante ans, a également été au cœur des discussions. Pour l’UE, moderniser cette législation est un signal fort envoyé aux investisseurs, car un cadre juridique adapté améliore le climat des affaires. « Tout investisseur regarde naturellement le climat des affaires et la loi qui régit les conditions d’emploi », a expliqué Anne Marchal, se félicitant des avancées de la consultation en cours.
Au-delà des réformes sociales, la rencontre a permis d’évoquer le prochain « dialogue de partenariat » prévu dans le cadre des accords de Samoa. Ce forum bilatéral permettra de discuter d’un agenda commun incluant multilatéralisme, diplomatie verte et projets structurants sous l’égide du programme Global Gateway. L’ambassadrice a insisté sur la dimension sociale de ces investissements, devant bénéficier directement aux populations et aux travailleurs congolais.
Cette audience réaffirme la qualité des relations entre Brazzaville et l’Union européenne, fondées sur un dialogue constructif et une confiance mutuelle. Elle illustre aussi la volonté du gouvernement, dirigé par le Premier ministre Anatole Collinet Makosso, de poursuivre les réformes nécessaires à l’efficacité des services publics et à la consolidation de la gouvernance. Les deux parties ont réitéré leur engagement à bâtir un partenariat renforcé, au service du progrès social et de la stabilité du Congo.
