Lutte contre les maladies tropicales négligées : Brazzaville accueille une formation inédite de l’OMS
Le 16 juin 2026, la capitale congolaise a été le théâtre d’un événement sanitaire majeur. L’Organisation mondiale de la santé (OMS), en collaboration avec le ministère de la Santé et de la Population, a ouvert un atelier de formation des formateurs dédié aux maladies tropicales négligées à manifestations cutanées. Une initiative cruciale pour un pays où ces pathologies restent un problème de santé publique.
Un atelier pionnier pour les soignants congolais
Durant quatre jours, des professionnels de santé venus de plusieurs districts sanitaires vont bénéficier d’un renforcement de capacités sans précédent. Au programme : nouvelles techniques de dépistage, diagnostic précoce, prise en charge holistique et suivi des patients. L’accent est également mis sur la prévention, la surveillance épidémiologique et l’utilisation d’outils de collecte de données modernes.
Selon le Dr François Libama, conseiller du ministre de la Santé, cette formation répond à des défis persistants. « Le dépistage tardif, la sous-notification des cas et le manque de ressources dans les zones forestières et enclavées sont des obstacles majeurs », a-t-il déclaré, insistant sur l’importance de doter les agents de santé de compétences adaptées.
L’OMS engage sa feuille de route 2021-2030
Le Dr Guy Michel Mbemba, représentant de l’OMS au Congo, a rappelé que cet atelier s’inscrit dans la stratégie mondiale de lutte contre les MTN. « C’est la première fois qu’une telle formation est organisée au Congo », a-t-il souligné, évoquant la nécessité de combiner efforts médicaux, amélioration de l’accès à l’eau et à l’assainissement, et développement de diagnostics performants.
L’objectif final est clair : éliminer ces maladies évitables qui affectent principalement les populations vulnérables. Les participants, une fois formés, pourront à leur tour diffuser ces connaissances dans leurs communautés, créant un effet multiplicateur.
Un pas de plus vers l’éradication des MTN au Congo
Cette initiative conjointe marque un tournant dans la lutte contre des affections comme la lèpre, l’ulcère de Buruli ou la leishmaniose cutanée, souvent négligées mais invalidantes. En outillant les soignants, le Congo et l’OMS espèrent réduire significativement la prévalence et améliorer la qualité de vie des Congolais.
Avec cet atelier, Brazzaville confirme son rôle de hub régional pour les actions de santé publique, ouvrant la voie à un avenir où les MTN ne seront plus qu’un mauvais souvenir.
